Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

André Deluol, 1909 – 2003

par AUED

par Joseph Haget et Christian Chambon

Études drômoises n° 76 (décembre 2018)
pp. 8 à 11

Résumé d’après l’article

André Deluol est né le 27 Août 1909 à Valence, au Clos Genest, rue des Moulins.
Sa mère Marguerite Genest avait épousé en 1904 le Commandant Eugène Deluol, qui, après une carrière en Orient, revient en France, à Valence vers 1918.

La famille s’installe à « La Villa des Cigales », maison familiale rue des Moulins.
Leurs deux enfants, André et Raymond,ont baigné dans ce milieu d’artistes, dans une famille vraiment orientée vers les arts.
Leur mère Marguerite s’adonnait à la peinture, à la broderie et au chant, Camille Saint-Saëns lui donnant des leçons de chant. Elle avait été élue « Reine des Félibres » au cours d’un rassemblement du « Félibrige » en présence de Frédéric Mistral.

Alors que son frère Raymond entre à l’École Militaire de Saint-Cyr, André, lui, s’essaye rapidement au dessin et à la peinture.
Sur les conseils du sculpteur Injalbert, ami de son grand-père, il s’inscrit aux Beaux-Arts de Paris en 1928.
Il y étudie la peinture et la fresque en suivant pendant deux ans les cours du peintre et fresquiste Ernest Laurent.

André Deluol réalisera deux bas-reliefs, l’un en 1966 en hommage à Louis Le Cardonnel, apposé sur le mur de la cathédrale, place du Pendentif, et l’autre pour le bicentenaire de la naissance de Bonaparte en 1969, sur le square éponyme.

Puis il se tourne vers la sculpture, s’installe à Paris, rue Malakoff, se lance dans la technique de la taille directe et réalise dès 1929 un marbre : Adam et Ève qui est apprécié des spécialistes.

Il rencontre boulevard Saint Germain, sa future femme Mary en 1932, celle-ci, danseuse russe au théâtre de Tifles en Géorgie, lui inspirera le goût du mouvement.

Un an après il l’épouse et elle deviendra sa muse, et son principal modèle. Le couple réside à Paris. Avant la Seconde Guerre mondiale André Deluol participe à toutes les manifestations artistiques de la capitale, il est sociétaire du Salon d’Automne, du Salon des Indépendants et des Tuileries.
À la demande du Préfet de la Drôme, Pierre de Saint-Prix, il réalisera, en 1950, le monument du 45e parallèle situé à l’entrée sud du village de Pont-de-l’Isère.

Après le décès de Mary en 1971, il épouse en secondes noces Colette Martin et s’installent en Vendée en 1981, où Colette possède un terrain.
Il travaille toujours en 1998 et à 89 ans, produit sa dernière œuvre, « les trois grâces ».

En 2003 il décède à Saint-Michel-en-l’Herm, en Vendée.

Deluol
Portrait d'André Deluol
Fresque à l'église Saint-Pierre de Bourg-lès-Valence
Monument du 45e parallèle à Pont-de-l'Isère

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