Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Taulignan et le Comtat Venaissin sous les papes

par AUED

par Jean-Claude Rixte

Études drômoises n° 69 (mars 2017)
pp. 8 à 11

Résumé d’après l’article

Dans le Cartulaire de la commanderie de Richerenches, Bertrand de Taulignan est mentionné comme coseigneur de Valréas dès le début du XIIe siècle. On ne sait pas précisément à quelle date les Taulignan perdirent leurs droits sur Valréas, mais cela va engendrer des conflits qui vont se perpétuer pendant près d’un siècle et demi.

Si un procès verbal établi le 8 novembre 1300 relate un problème de pâturage, ce n’est qu’en 1329, soit près de trente ans après les faits, que furent réglées ces querelles entre les communautés de Taulignan et Valréas à propos des droits de pâture et des limites de leurs territoires respectifs.

Cet acte, conservé aux Archives de Valréas sous la cote DD1, est la copie authentique d’un arbitrage réalisé en 1329 entre les deux communautés concernées.
Le 28 novembre 1329, à Avignon, sous le pontificat de Jean XXII, les procureurs des deux universités (communautés) assurent vouloir régler le conflit par voie pacifique.

En juillet 1317, alors que le premier conflit est en cours, un second apparaît.
Il semble opposer le peuple de Montaigu (village de Montaigu ou Montagu, dont il subsiste quelques vestiges, se situait à deux kilomètres au nord-est de Grillon) à celui de Taulignan, toujours pour un problème de pâturage.
Le viguier rend sa sentence le 30 juin 1318.

Apparemment, l’affaire ne fut pas réglée définitivement pour autant, puisque plus d’un siècle plus tard, en 1442, les habitants de Taulignan et de Grillon durent passer une nouvelle transaction par laquelle il était permis à ceux de Taulignan de « faire paistre leur bestailh au terroir dudit Grilhon jusques a la grange de Pelhard ».
Au cours des siècles, les relations entre Taulignan et Valréas furent bien évidemment nombreuses et de diverses natures.

Ce serait, dit la rumeur, à la suite d’incidents causés par les habitants de Taulignan qui voulaient récupérer les reliques de « leur » saint, que la procession fut remplacée par un cortège où un petit garçon âgé de trois à cinq ans porté sur un char leur fut substitué.

Ce dernier avatar des relations parfois tendues entre les deux communautés au cours de leur histoire a été récemment mis en scène par l’écrivain local Roger Pasturel dans une de ces pièces émouvantes dont il a le secret, E la nuech venguèt lutz / Et la nuit se fit jour.

Sentence du vice recteur du Comtat (1318)

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