Par Anne-Marie Ravel, carnet d’Alexandre Laurent
Études drômoises n° 64 (décembre 2015)
pp. 17 à 25
Résumé d’après l’article
Journal d’un Valentinois, Alexandre Laurent.
Les pages de ce journal n’ont pas été écrites pour être publiées.
Elles sont de simples notes prises au jour le jour, heure par heure, comme celles d’un « journal de bord », pour fixer sur le papier qui demeure, des faits et des impressions – durant des jours historiques – et en garder le souvenir avec plus de précision pour nous-mêmes et pour nos enfants.
D’abord, il s’agit des notes prises par sa belle mère – Mamie – depuis Mornas, un quartier de Montvendre, depuis le 15 août jusqu’au 29 août 1944.
Vient ensuite le propre journal d’Alexandre Laurent, qui va du lundi 21 août au mardi 1er septembre 1944.
Ce journal est très détaillé et propose un compte-rendu de tous les événements, petits ou grands, qui émaillent la vie quotidienne. Passage de troupes, défilés de véhicules, explosions, annonces de la radio suisse, vraies et fausses nouvelles, isolement, désœuvrement, on attend…
Le climat pesant est palpable.
Puis jeudi 31 août et vendredi 1er septembre, la libération de la ville se confirme. Les gens sortent, des scènes de vengeance commencent à se produire çà et là…
Oui, Valence est délivrée ! Oui, les Boches sont enfin partis de chez nous.
Oui, la vie continue… la guerre aussi, hélas.
Il n’est pas possible de résumer un journal de ce type : il faut le lire pour suivre heure par heure l’évolution de la situation.
De très nombreuses illustrations, certaines inédites, viennent éclairer et donner du poids à ce récit dans lequel il faut se plonger.