Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

L’alpinisme dans la Drôme

par AUED

Par Manu Ibara

Études drômoises n° 61 (mars 2015)
pp. 18 à 23

Résumé d’après l’article

Les montagnes drômoises ne proposent pas de sommet de haute altitude aux neiges éternelles, mais leur présence continue dans le paysage a toujours rendu montagnards les habitants de ce département, soit par nécessité : chasse, bûcheronnage, charbonnage, transhumance, mais aussi par pur plaisir du sommet gravi.

Nul sommet drômois n’est inaccessible au marcheur, la période des conquêtes héroïques de l’alpinisme ne touche donc pas notre département.

Il faudra attendre la période tardive dite de « l’alpinisme sportif » pour y voir une activité alpine intense.

Dans l’histoire de l’alpinisme, le premier acte de conquête gratuite d’un sommet utilisant des techniques d’escalade fut celle du Mont Aiguille.

Bien que ne faisant pas partie du département de la Drôme mais de celui voisin de l’Isère cette histoire est drômoise par ses acteurs.

La première réalisation alpine sur le département fut sans nul doute la première ascension de la Dent de Die en 1912 par deux habitants de Die (A. Viageat et A. Carton) qui fixèrent cet exploit sur une plaque de verre photographique.

Gravir les grandes parois de notre département semblait à l’époque (années 50) complètement impossible. (3 Becs, Archiane, Glandasse).

Il faudra attendre les années 1960/1970 pour que les grands noms de l’époque se sentent suffisamment armés pour les affronter.

Ainsi pendant plus d’une vingtaine d’années des lieux comme l’abbaye de Valcroissant, le village d’Archiane, la ferme de Monsieur Brun à la Chaudière deviendront le rendez-vous incontournable des acteurs du plus haut niveau de l’époque à la recherche de courses d’entraînement et de beau temps.

Les prétendants se partageaient en petits groupes suivant leurs origines géographiques.

Les locaux ne restent pas inactifs : Bernezat dit Bernouze ouvre aux 3 Becs et le Pilier Inachevé en 1968 à Archiane. JP Dupuy explore avec divers compagnons les rochers des Heures et de Roche Carré.

Les années 70/80 seront plus calmes, d’autres parois sous d’autres cieux, notamment le Verdon attirent les grimpeurs.

Les années 80 voient l’arrivée d’une nouvelle génération avec de nouvelles ambitions et de nouvelles techniques.

Les années1990/2000 sont celles des locaux. D’abord Denis Benoît et ses compagnons de la région d’Aouste, armés d’un perforateur explorent les grandes dalles à silex vertigineuses de la Pelle aux 3 Becs et ouvrent une série d’itinéraires remarquables.

Notre département est une terre d’alpinisme dans le sens profond du terme c’est-à-dire propice aux activités d’aventure en montagne, celles où chacun doit être autonome et assurer sa sécurité.

Première ascension de la Dent de Die en 1912
Denis Benoît. Ouverture de "Parfum d'Opale" en 1991
Christophe Raillon ouvre la première longueur de "Bonne Année"

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