Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

La petite histoire des casernes de Montélimar

par AUED

Par Marylène Marcel-Ponthier

Études drômoises n° 57 (mars 2014)
pp. 24 à 30

Résumé d’après l’article

Ce n’est que sous la régence de Philippe d’Orléans qu’il est décidé de construire des édifices servant à héberger les armées, jusqu’alors logées chez l’habitant.

En 1731, les consuls de Montélimar font l’acquisition d’un terrain sur lequel va être édifié un pavillon qui, en novembre 1743, reçoit le régiment d’infanterie du Gastinois.

En 1789, la Révolution bouleverse le pays…

En 1793, le gouvernement s’empare de la caserne de Montélimar et fait transporter le matériel qu’elle contient à Grenoble et à Montpellier.

Le « statut » juridique de la caserne pose rapidement problème. La Ville considère en effet qu’elle en est propriétaire et peut inscrire ce que bon lui semble dans son budget.

Tandis que l’État lui demande de financer les grosses réparations…

Loubet arrive à la mairie en 1870 et demande qu’on attribue à Montélimar une garnison complète. Le Ministre répond qu’il n’en sera installé que dans les villes dont les casernes sont assez vastes pour recevoir un régiment complet de 2 400 à 2 600 hommes ! Montélimar n’a pas le choix : elle doit encore agrandir la sienne !

En juin 1880, la caserne dispose enfin de ses quatre bataillons.

Mais très vite les exigences de l’Armée vont casser cette laborieuse réussite. Pour diverses raisons, l’effectif hébergé à Montélimar se réduit, les frais augmentent, les engagements pris ne sont pas tenus. De sorte qu’en 1926, la caserne est vide…

Finalement elle retrouve sa vocation initiale : c’est le centre mobilisateur n° 82 qui s’y s’installe en septembre 1953.

Le n° 82 repart en 1964. Il est remplacé par le centre d’instruction des transmissions n° 88 puis en 1966, par le 45e régiment de transmission.

Quelques bâtiments sortentencore de terre, pour l’ordinaire, pour l’État-major…

Vue d’ensmble des bâtiments

En 1996, l’armée est réorganisée. Le Ministère de la Défense annonce la fermeture de nombreuses casernes dont celle de Montélimar. En juillet 2000, le 45ème régiment de transmission quitte Montélimar – il est resté 30 ans.

La cité montilienne hérite de 19 bâtiments mais surtout de 8 ha qui représentent 1/3 du centre ancien et 1/4 de la ville existante… Le cabinet Wilmotte est choisi pour aménager le futur « quartier Saint-Martin » avec brasseries, maison des services publics, office de tourisme, hôtel, centres des affaires, logements, école d’infirmière, parking…
Dix ans plus tard, le quartier Saint-Martin est terminé, il est entièrement rénové mais, comment vous dire, il est d’une beauté un peu glacée…

Bâtiments anciens, vus de l'intérieur
Vue d'ensemble des bâtiments

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