Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Rencontre avec Pierre Boncompain

par AUED

Par Ginette Guillorit

Études drômoises n° 56 (décembre 2013)
pp. 36 à 39

Résumé d’après l’article

Émerveillement.

Ce simple mot suffit à exprimer ce que le visiteur ressent devant l’œuvre de Pierre Boncompain. C’est aussi le mot qui revient à plusieurs reprises dans les commentaires de l’artiste L’artiste doit transmettre un émerveillement derrière lequel se cache un mystère.

Nous nous trouvons d’abord entourés de sujets un peu mythologiques, hors du temps, baignant dans l’atmosphère paradisiaque du jardin d’Éden.

Ils nous parlent d’un temps où l’homme, les animaux, les fruits même vivaient en parfaite harmonie.

Point de contraintes, les silhouettes semblent flotter dans un espace privé de repère.

Nuit en Provence

La fenêtre s’ouvre sur un paysage où le bleu s’affirme en priorité ; car il en est dans un tableau comme dans un orchestre, une dominante s’impose dans un ensemble. Au clair-obscur, on aperçoit encore un champ de vignes, quelques nuages s’accrochent aux collines. Soudain, elles deviennent violettes, il fait nuit.

Ce sont essentiellement des femmes, ou plutôt La femme, que nous trouvons sur les céramiques de Pierre Boncompain.

Toutes naissent d’une collaboration étroite entre deux hommes : le potier et l’artiste.

Le premier intervient pour donner la forme souhaitée à la motte d’argile. Puis l’artiste donne vie à la terre encore fraîche, en imprimant la forme d’un œil, le galbe d’une hanche, la courbure d’un bras.

Après la pose des émaux, le potier reprend la main pour assurer la conduite du feu.

L’anxiété est grande chez les deux hommes au moment de l’ouverture du four : réussite totale, échec complet, surprise…

« Drôme, mon paradis » L’artiste, né à Valence, reste fortement imprégné de la lumière des paysages drômois, notamment ceux de la Drôme provençale où il aime venir chaque été.

Les tapisseries.

Elles sont réalisées dans l’atelier A3 à Paris. Les fils mats et brillants entrelacés donnent à ces tapisseries la vie, le relief, la spontanéité, en un mot : tout ce que l’artiste exige de son œuvre.
Elles reprennent ses thèmes favoris : les bouquets de fleurs, les « still life », les nus.

Elles sont figuratives, lumineuses et colorées comme l’ensemble de l’œuvre de Pierre Boncompain.

Je voudrais que chacun de mes tableaux soit porteur d’une bonne nouvelle, qui annonce la fin de la tempête, du déluge…

Eden
Nuit en Provence
La salle de la Drôme provençale

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