Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

La caserne Bon à Romans

par AUED

Par Laurent Jacquot

Études drômoises n° 56 (décembre 2013)
pp. 13 à 17

Résumé d’après l’article

L’histoire de la caserne Bon commence avec la lettre que le général Chareton, de la sous-commission de réorganisation de l’armée, mais aussi conseiller général du canton de Montélimar, adresse le 25 août 1872 au maire de Romans, le très républicain Joseph Savoye, dans laquelle il avance la nécessité d’un casernement supplémentaire.

Les semaines passent sans que le projet n’avance davantage car cette proposition se heurte au pacifisme de certains conseillers municipaux.

Il faut attendre l’élection, en février 1874, d’un maire conservateur, Léon Barracand, et les circulaires ministérielles des 8 juin et 14 juillet 1874 pour que le projet soit relancé.

De plus, une loi votée en 1875, porte à 144 le nombre des régiments d’infanterie. Les ingénieurs militaires doivent sélectionner les villes susceptibles d’accueillir le stationnement d’une unité nouvelle, Romans est dans ce cas.

Le 24 mars 1881 est enfin signée une convention entre le ministère de la guerre et la ville de Romans pour la construction d’un casernement destiné à « un bataillon d’infanterie et deux compagnies de dépôts ».

Début mai 1882, rebondissement : les autorités militaires avancent un nouveau projet portant la surface du casernement à plus de 4 ha, et se font pressantes, le 31 mai, le conseil municipal accepte une nouvelle convention : « l’emplacement de la caserne a été changé et l’autorité militaire, tenant compte des sacrifices de la ville, maintient la part contributive de la commune, à la somme de 87500 f, représentant ¼ de la dépense prévue.

Après le versement par la ville, en janvier 1884, de la moitié de la somme prévue, les autorités militaires commencent les travaux ; en juin 1885, les bâtiments à l’entrée sont en construction.

En 1885, certains bâtiments de la caserne sont terminés et permettent le logement d’une compagnie du 99e RI.

Le 16 septembre 1889, la ville de Romans obtient du ministère de la guerre l’installation à demeure d’un régiment d’infanterie (enfin !), ce sera le 75e RI., qui est accueilli le 25 septembre.

Après cinq années sur le front, le 75e RI retrouve la caserne Bon en 1919 jusqu’à sa dissolution, le 1er janvier 1924. La caserne abrite ensuite, pour quelques temps, une école préparatoire de gendarmerie avant de recevoir, en 1947, le deuxième escadron de la huitième légion de la garde républicaine ou gardes mobiles. Celui-ci quitte Romans en 1987.

Une nouvelle affectation à ce site conduit la municipalité de Romans à porter son choix sur Marques Avenue. De l’ensemble du casernement, seul le bâtiment central a été conservé, dernier témoin d’une époque révolue où Romans était aussi une ville de militaires.

Vue générale
La relève de la garde

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