Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Sur les traces du baroque dans la Drôme

par AUED

Par Alain Balsan

Études drômoises n° 49 (janvier 2012)
pp. 21 à 27

Résumé d’après l’article

La France est pauvre en monuments baroques. Pour des raisons politiques ou psychologiques, elle s’est montrée hostile à cet extraordinaire mouvement qui a puissamment marqué l’Europe et l’Amérique du Sud durant les XVIe et XVIIe siècles.

Aucun courant artistique n’est aussi mal défini que le baroque. Personne ne s’accorde ni sur sa signification, ni sur les dates de sa floraison, ni sur ses limites géographiques.

Né au Portugal, à la fin du XVIe siècle, le vocable continue aujourd’hui encore une double carrière.

Technique, il marque un style et une période de l’art, s’élargissant à toute une activité intellectuelle ; populaire, il désigne quelque chose de mauvais aloi, qui ne convient pas au bon goût.

Une seule certitude demeure : le XVIIe siècle, le Grand Siècle, est au cœur du baroque.

Selon Dominique Fernandez, le classicisme étant l’expression artistique de l’esprit bourgeois, le baroque, à l’inverse, est noble, somptueux, extravagant et torturé, à la gloire du superflu et de l’inutile.

Importance de la façade, dont l’intérêt est esthétique, présence de la coupole, techniquement tyranique, volumes intérieurs avec une abondante décoration souvent en trompe-l’œil caractérisent le baroque.

À Valence et Bourg-lès-Valence, trois façades méritent l’attention, celles des chapelles des Cordeliers, du Couvent des Capucins et des Dames de Soyons.

Dans la Drôme des collines, l’église paroissiale de Saint-Jean-en-Royans renferme des boiseries en treize panneaux provenant de l’ancienne chartreuse de Bouvante.

À Crépol, c’est un rétable datant du dernier quart du XVIIe siècle qu’on découvre.

Mais c’est surtout la Drôme provençale qui propose de véritables trésors : La Bégude-de-Mazenc, Nyons, Dieulefit, Montélimar, Buis-les-Baronnies et surtout Montbrun-les-Bains et Reilhannette qui offrent aux regards émerveillés d’extraordinaires rétables, œuvres de deux artistes qui ont beaucoup collaboré, Bernus pour le travail du bois, et Parrocel pour la peinture…

On ne sait pas grand-chose sur ces œuvres et sur leur origine.

Ici, comme dans tous les lieux de cette brève promenade dans la Drôme baroque, beaucoup d’interrogations subsistent…

 

Un ange...
Une perle
Chapelle du couvent des Cordeliers (Valence)

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