Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

René Bérenger

par AUED

Par Jean-Noël Couriol

Études drômoises n° 37 (mars 2009)
pp. 17 et 18

Résumé d’après l’article

René Bérenger voit le jour à Bourg-lès-Valence, le 22 avril 1830 dans une famille bien connue de magistrats. Docteur en droit à 23 ans à Paris, après plusieurs postes, il termine sa carrière juridique en devenant avocat général à Lyon en 1867. Il participe activement aux événements de la chute du Second Empire, et lors des élections de février 1871, il se retrouve député de la Drôme.

Le 19 mai 1873, Casimir Périer lui confie le portefeuille des Travaux Publics, mais la chute de Thiers, le 24 mai, lui fait perdre ce maroquin au bout seulement de 6 jours !

Le 16 décembre 1875, la Chambre en fait un sénateur inamovible pendant trente ans, jusqu’à sa mort. Classé « Centre-gauche », la faction la plus à droite des Républicains de l’époque, il se montre conservateur et même réactionnaire, voire rétrograde. On le retrouve sur tous les fronts pour limiter et s’opposer aux avancées sociales, syndicales ou de la Presse.

Curieusement, dans son domaine professionnel de juriste, ses initiatives sont en revanche franchement novatrices. Son action en matière de législation pénale vise à humaniser la détention, à éviter la récidive, sans négliger le difficile problème de la réinsertion.

Bérenger recevra la juste récompense de ces travaux en étant élu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 1890, à l’âge de 60 ans.

Mais si Bérenger est bien connu des juristes, c’est une chanson, fameuse, qui le rend définitivement populaire. Classique des soirées « corps de garde » et « carabins », elle fustige « Le père la Pudeur » qui dénonçait et traquait impitoyablement ce qu’il jugeait être licence, pornographie et débauche. Même Zola n’échappe pas à sa vindicte.

Ce qui n’empêche pas Monsieur Bérenger de mourir à 85 ans, dans son magnifique château d’Alincourt, dans l’Oise… car le sénateur ne répugnait pas à vivre dans le luxe.

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