Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Camille Montalivet

par AUED

Par Jean-Claude Banc

Études drômoises n° 37 (mars 2009)
pp. 9 à 11

Résumé d’après l’article

Camille Bachasson Montalivet naît le 24 avril 1801 à Valence. Son père étant devenu ministre de l’Intérieur de l’empereur, il fait de brillantes études à Paris. Il entre à L’école Polytechnique en 1820, en sort major de sa promotion et intègre le corps des Ponts et Chaussées. Aux décès de son père et de son frère aîné, en 1823, il hérite du titre de comte et de celui de Pair. Le 9 août 1830, il est un des premiers à reconnaître le gouvernement issu de la Révolution. Soutenant sans faille Louis- Philippe, cette fidélité lui vaut le portefeuille de l’instruction publique et des cultes sous le gouvernement de Casimir Périer. Au centre d’une violente polémique avec l’opposition, il résiste et parvient à faire voter la loi du 2 mars 1832 fixant le montant de la liste civile. Au décès de Casimir Périer, il se retrouve ministre de l’Intérieur. Mais la nomination du maréchal Soult à la présidence du Conseil le pousse à démissionner. Il devient un temps intendant général de la Liste Civile. En 1836, lorsque Adolphe Thiers le lui demande, il revient au ministère de l’Intérieur. Après un brève interruption, il retrouve ce poste pour la quatrième fois, imposé par Louis-Philippe.

Il s’illustre par un nombre important de mesures dans des domaines divers.

Lors de nouveaux bouleversements politiques, en 1839, il abandonne définitivement la vie politique pour se consacrer à ses fonctions d’intendant de la Liste Civile.

Sous le second Empire, Montalivet accentue son évolution républicaine, publiant des lettres et des brochures. Il n’oublie pas sa ville natale, jouera un rôle déterminant dans l’érection à Valence de la statue consacrée à son père en assumant l’essentiel de son financement.

L’hiver 1877-1878 lui fait pressentir une fin prochaine et veut, comme son père, finir ses jours au château de Lagrange, dans le Cher. Dernier hommage que lui voue la classe politique, il est élu, malgré son grand âge, au poste inamovible de sénateur par 153 voix sur 156 votants.

Il décède dans le Cher, le 4 janvier 1880, à 79 ans.

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