Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Le Journal de Montélimar, les grandes dates

par AUED

Par Marylène Marcel-Ponthier

Études drômoises n° 31 (octobre 2007)
pp. 8 à 15

Résumé d’après l’article

Né en 1816, il n’est alors composé que de purges d’hypothèques, donne d’autres indications judiciaires et paraît selon les exigences de la procédure, n’imprimant, dans l’imprimerie Gallet que le nombre d’exemplaires nécessaires.

En 1830, le journal passe aux mains de la famille Bourron. Louis-André Bourron devient en même temps gérant, rédacteur en chef et diffuseur du journal, s’autorisant de temps à autres, la rédaction de quelque article d’intérêt local.

En 1847, il achète une maison place des Clercs, probablement l’actuel hôtel Pierre. Malgré les prises de position politiques résolument en faveur des révolutionnaires de 1848, le journal reste essentiellement modéré.

L’élection de Louis-Napoléon Bonaparte débouche sur le décret organique de 1852 régissant la presse. Les difficultés administratives s’accumulant, le journal cesse de paraître en 1854.

En 1858, son fils célestin, alors âgé de 22 ans, relance le Journal de Montélimar avec le numéro 1 de la première année. Ces premiers numéros usent d’une diplomatie de bon aloi, ne choquant personne et abordant des sujets très variés. Puis Célestin s’engage politiquement, soutenant le candidat bonapartiste contre le radical.

Après la défaite de 1870, un journal concurrent apparaît, imprimé à Aubenas, Le Progrès de Montélimar. La querelle politico-religieuse durera jusqu’en 1886, date où apparait Abel Bourron, fils de Célestin, qui va délibérément durcir la position cléricale du journal. C’est d’abord l’Administration qui subit les attaques du Journal de Montélimar. Puis le maire, Émile Loubet entre dans le collimateur et son mandat présidentiel ne l’en dispensera pas ! Le numéro du 24 février 1906 affirme : « Il n’y a de brillant dans ce septennat que les 8 millions 400 mille francs qui sont passés des poches des contribuables dans celles de M. Loubet ».

En 1920, Abel Bourron revend l’imprimerie et le titre du journal à Henry Rollet, qui le cède bientôt (en 1923) à Maurice Pelardy, lequel défend les idées politiques opposées…

Du coup Abel Bourron reprend du service dans Le nouveau Journal de Montélimar très conservateur.

Paul Matras, qui se veut consensuel, dirige le Journal de Montélimar, mais en 1939, il choisit Pétain et collabore.

C’est en 1944 que le journal change de nom et devient La Tribune de Montélimar et du Tricastin sous la direction de résistants, notamment Paul Besson.

D’énormes difficultés financières font que le journal est alors racheté par la famille Ayzac en 1948.

Après diverses péripéties, entre 1948 et 1968, c’est en mai 1968 que le journal, alors dirigé par Jean-Jacques Ayzac, quitte ses anciens locaux pour s’installer Place d’Aygu. En 1976, le journal prend le nom de La Tribune, tout simplement. C’est le succès, qui se confirme durant les années 1980. En 1987, le groupe Hersant devient propriétaire et le journal déménage encore Boulevard De Gaulle.

C’est actuellement Philippe Cahn, entré comme simple journaliste en 1982, qui dirige La Tribune, après avoir franchi tous les échelons de responsabilité.

Le journal L'Espérance
L'imprimerie Bourron, au fond de la cour
L'équipe de La Tribune entourant Cyril Moré

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