Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

André du Bouchet, une poésie aux limites du langage

par AUED

Par Annie Friche

Études drômoises n° 23 (octobre 2005)
pp. 30 et 31

Résumé d’après l’article

En 1971, André du Bouchet découvre Truinas, dans le canton de Bourdeaux. Il y achète une maison qu’il habite en toute discrétion avec sa compagne, Anne de Staël. Trente ans de vie en Drôme et une œuvre importante : une vingtaine de livres et de nombreux petits tirages.

 

Né à Paris en 1924, il entend parler dès son plus jeune âge le français l’allemand et le russe. En 1941, la famille s’exile aux États-Unis où André fera de brillantes études. Le professeur de littérature comparée qu’il est devenu choisit de rentrer en France et devient l’ami de Pierre Reverdy, de René Char, de Francis Ponge.

 

En 1951, il publie son premier recueil de poèmes : Air.
En 1966, il fonde, avec d’autres, la revue L‘Éphémère, qu’il dirigera jusqu’à son dernier numéro, en 1972. Il traduit aussi des œuvres de Faulkner, Hölderlin, Joyce, Celan, s’intéresse à la sculpture de Giacometti.

 

Il reçoit en 1983 le prix national de la poésie, et, en mars 2001, le Printemps des Poètes de Portes-lès-Valence lui est en grande partie consacré, avec l’intervention de Jean-Pascal Léger, fondateur de la revue Clivages et la projection du film de Bernard Jourdain Si vous êtes des mots.
Son dernier ouvrage, Tumulte, paraît en 2001, peu de temps avant sa mort, le 22 avril de cette même année.

 

Réputée difficile, sa poésie se veut sans concession.
Des thèmes simples, peu nombreux, comme l’orage, le glacier, l’arbre, le vent, la pierre, se répètent à l’infini. Des lignes séparées par des blancs, des mots qui se heurtent, des phrases pulvérisées, l’abstraction devient totale.
Signalons pour finir l’excellent essai consacré à André du Bouchet par le philosophe Clément Layet, paru chez Seghers en 2002.

La tombe d'André du Bouchet au cimetière de Truinas (photo Jean-Noël Couriol)

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