Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Histoire du courrier dans la Drôme de 1615 à nos jours

par AUED

Par Jacky Drac

Études drômoises n° 22 (juin 2005)
pp. 16 à 25

Résumé d’après l’article

Il nous semble aujourd’hui si facile de coller un timbre de prix identique dans toute la France ; et pourtant, que de petits progrès avant d’en arriver là ! Jacky Drac est marcophile (il s’intéresse à l’objet de correspondance) et profite de sa retraite pour rassembler patiemment toutes sortes de lettres pour nous conter ici l’histoire du courrier dans la Drôme.

La correspondance sous l’ancien régime.

-o- Lettre de 1615. Sans marque postale, elle date d’avant la mise en place du premier bureau de poste dans la Drôme ; transportée probablement par messager.
-o- Lettre de 1687. Écrite à Romans, envoyée à Montbrison. Il n’y a toujours pas d’indication extérieure de lieu ni de date de départ, mais l’acheminement est en partie en port payé par l’expéditeur (de Romans à Lyon) et en partie en port dû (de Lyon à Montbrison).
-o- Lettre de 1718. Elle mentionne le point de départ (Dye).

La correspondance sous la Révolution.

-o- Lettre de 1790. Elle porte, et c’est nouveau, le tampon de la ville d’origine : « MONTEL » pour Montélimar(t).

-o- Lettre de 1795. Elle ajoute au tampon de la ville de départ (Die) le numéro du département : 25 pour la Drôme.

La correspondance sous le Consulat, l’Empire et la Restauration.

-o- Lettre de 1808. Le numéro du département est encadré par 2 P, pour « Port Payé ».
-o- Lettre de 1828. Un tampon rectangulaire porte la date d’expédition : 2 février 1828.
-o- Lettre de 1831. Les bureaux de poste reçoivent de nouveaux tampons ronds, portant toutes les informations que nous connaissons aujourd’hui.
-o- La Poste rurale, qui s’organise vers cette période, voit ce service taxé d’un décime ; on fait ainsi payer à la campagne son éloignement. 5000 facteurs ruraux sont recrutés, devant marcher parfois 40 km, par tous les temps (Facteur Cheval). Le prix d’une lettre correspondait à une demi-journée de salaire d’un ouvrier.

La correspondance sous la seconde République.

-o- Le premier janvier 1849, le premier timbre-poste français est mis en service. Plusieurs tampons se succéderont pour « annuler » (oblitérer) le timbre.
-o- Lettre de 1876. De Romans pour Étoile, le timbre est simplement oblitéré par un tampon à date.

Dans les exemples donnés, les lettres sont pliées et portent l’adresse du destinataire. La taille de ces lettres, leur pliage et leur mode de fermeture divergent énormément : les premières enveloppes apparaissent dès 1814, mais elles sont très lourdes, donc fortement taxées. Elles se généraliseront au cours du XXe siècle.

Lettre de 1615
Lettre de 1795
Apparition du timbre poste

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