Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État

par AUED

Par un collectif d’auteurs

Études drômoises n° 21 (mars 2005)

Résumés d’après les articles

N° spécial d’Études Drômoises de mars 2005 sur la loi de séparation des églises et de l’État de 1905.

En préparation du colloque de l’automne 2005, à la faculté des Lettres de Valence, sur la loi de 1905, un numéro spécial a été consacré à cette loi.

Dans une première partie, trois articles montrent que la loi de 1905 n’est pas sortie brusquement du néant, mais que dans la Drôme, comme dans d’autres départements, des voix s’étaient élevées réclamant avant 1905 une séparation des églises et de l’État et une laïcisation de l’enseignement.

À Montélimar en 1850 un principal de collège, Nicolas demande que son établissement soit conservé à l’Université et non pas donné au clergé. ( Claude et Michel Seyve)

À Romans, c’est un franc-maçon, le Dr Tabary, qui dans trois numéros du Jacquemart, journal hebdomadaire, prend vigoureusement position dès 1881 : « La question de la séparation de l’Église et de l’État est actuellement arrivée à maturité. Elle s’impose et nos gouvernants assumeraient une effrayante responsabilité en se refusant à la consacrer par une loi. » (Jean Sauvageon)

À Valence, Noël Madier de Montjau, avocat au barreau de Paris, élu député de la Drôme en 1874, dans un rapport au conseil général, demande que l’enseignement ne soit plus confié qu’à des laïques : « Vous voudrez faire cesser le fractionnement de l’école en autant de sections qu’il y a de cultes dans la commune, fractionnement funeste à l’intimité et à l’union de nos jeunes enfants. » ( Gérard Bouchet).

Dans une deuxième partie, le président de la section de la Ligue des Droits de l’Homme, Guy Mazuray, analyse la loi de 1905 et étudie les réactions des deux grands journaux locaux de l’époque, le Journal de Valence et la Croix de la Drôme. Il montre les réactions enthousiastes des sections drômoises de la Ligue des Droits de l’Homme.

Quant à Alain Planet, récemment promu évêque de Carcassonne, il étudie la position du diocèse face à la laïcisation de l’école et aux expulsions. Après la loi de 1905, écrit-il, il n’y a plus qu’un garçon pour 7 dans l’enseignement catholique au lieu de 1 pour 3 avant. Alors, le nouvel évêque Jean-Étienne Chesnelong, ultramontain sans complexe, organise la reconquête.

Dans le même numéro, illustré de quelques rares photos d’époque, Jeanne Duroux relate les incidents qui ont accompagné l’inventaire des objets religieux de l’église ardèchoise de Saint-Michel-de-Chabrillanoux et Jean Noël Couriol dans une double page illustrée présente différents sigles de la République ornant des mairies drômoises.

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