Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Montélimar se débarrasse de ses remparts (2)

par AUED

Par C. et M. Seyve

Études drômoises n° 19 (octobre 2004)
pp. 3 à 18

Résumé d’après l’article

Au seuil de « l’âge II » [précisément à Montélimar le 20 mars 1816] on s’interroge : faut-il ouvrir la ville ? Ce jour-là, 33 habitants demandent par lettre au préfet « une issue du côté du couchant ». Les remparts deviendraient-ils un obstacle au développement de la ville ? L’opposition du maire à ce projet, ainsi que la pesanteur des services administratifs, font qu’il faudra encore une génération (1841) pour le voir aboutir, malgré les nombreux arguments avancés par les pétitionnaires.
Et encore plusieurs exigences qui nous paraissent maintenant exorbitantes, ont été imposées : les pétitionnaires devront s’acquitter des frais de démolition ; de plus, ils devront « payer à la ville la moins-value de cette ferme prochaine de l’octroi ». En effet, une part importante des ressources de la ville provenait du versement des droits d’entrée.

Parallèlement à cette démarche, on commence à envisager une restructuration des voies de circulation : « le chemin du pourtour », de 20m de largeur, l’adoucissement des pentes et même l’embellissement général, c’est la naissance de l’urbanisme moderne !

Ajoutons à cela l’irruption du chemin de fer, qui nécessite la création d’un débarcadère (gare).

L’élan est donné, les mesures s’enchaînent inexorablement. La démographie de la ville, qui semblait n’attendre que cela, commence à enfler.

Montélimar, à l’instar de beaucoup de villes françaises, poursuit sa « modernisation » en s’étendant toujours plus, en développant des zones industrielles, des voies de communication, toutes choses qui font que la ville a pris le dessus sur la campagne en termes économiques.

Heureusement, cela n’empêche pas, au contraire, de consentir des efforts importants pour sauvegarder et entretenir les vestiges restants de ce passé tout proche : la restauration des centres anciens bat son plein, à Montélimar comme ailleurs.

Vue aérienne de Montélimar en 1926
"Chemin de ronde" sous "l'ex-rue neuve"

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