Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Les Arméniens à Valence

par AUED

Par Henri Siranyan

Études drômoises n° 19 (octobre 2004)
pp. 22 et 30

Résumé d’après l’article

L’histoire de l’Arménie est une suite ininterrompue de tragédies, qui ont obligé ses habitants à s’expatrier contre leur gré, malgré leur attachement à leur terre. Situé à la charnière de l’Europe et de l’Asie, le pays s’est trouvé sur le chemin de tous les envahisseurs.

Le génocide perpétré en 1915 par le gouvernement turc, allait porter un coup décisif à un état déjà assez peu unifié pour des raisons tant géographiques (relief, climat) que sociales (grandes familles dynastiques) et provoquer une émigration en masse.

Des Arméniens affluent en France, la grande vague se situant entre 1920 et 1922. Le besoin de main d’œuvre après la guerre de 14-18 fait qu’ils sont bien accueillis. La Drôme, l’Ardèche sur « le grand chemin des Nations » (Élisée Reclus), leur proposent l’accueil et ils forment une partie importante de la main d’œuvre des entreprises locales.

La crise économique de 1929 va provoquer un regroupement dans les grandes villes (dont Valence) de diverses communautés arméniennes environnantes. Valence, 29000 habitants, comporte 1400 étrangers dont 1200 Arméniens.

L’intégration de cette population ne pose pas de problème car elle est silencieuse et ne cherche pas à faire parler d’elle. Toutefois, les Valentinois prennent conscience de sa présence à partir de 1926, date à laquelle cette minorité veut se structurer en jetant les bases d’institutions spécifiques, mais dans le respect des lois du pays.

Le manque de travail va entraîner la reconversion d’une partie des Arméniens, qui, pour survivre, se lance, entre autres, dans la vente par colportage : le « marchand-forain arménien » est né.

La seconde génération, la première née en France, va établir le véritable lien d’intégration, voire d’assimilation.

Aujourd’hui, on peut dire que le dixième de la population valentinoise appartient à la communauté arménienne qui comporte des élus au sein du conseil municipal de la ville.

 

Restaurant arménien, boulevard Vauban à Valence
Boutique du coiffeur, avenue Félix Faure en 1946

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