Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Émile Zavie, écrivain oublié et la Forêt de Saoû

par AUED

Par Séverine Beaumier

Études drômoises n° 17 (mars 2004)
p. 7 à 11

Résumé d’après l’article

Émile Zavie se nomme en réalité Émile Boyer. Il est né à Die, le 18 avril 1884. Son père est venu à l’administration forestière par passion de la nature et des arbres, et ce métier l’a amené dans le Diois où s’ouvrent alors de vastes chantiers de reboisement. Il se marie à Die le 12 juin 1883 avec la fille d’un artisan diois avec qui il a eu des relations professionnelles, et l’année suivante, Émile était né.

Son enfance a été celle d’un fils de fonctionnaire, changeant souvent de résidence, ce qui peut expliquer la boutade de son ami André Billy : « Enfant de fonctionnaire, enfant sans pays ».
En 1910, son père est nommé régisseur de la forêt de Saoû, ce qui amène Émile, installé à Paris, à venir à Saoû à plusieurs reprises s’octroyer quelques jours de vacances.

En effet, Émile a renoncé à la carrière de forestier qu’aurait souhaitée son père pour se plonger dans la littérature : les études poursuivies au lycée de Grenoble lui ont fait découvrir Stendhal et le déclic s’est produit.

Devenu Émile Zavie, pour mieux se séparer des siens, il écrit quelques poèmes mais se heurte surtout aux difficultés de la vie parisienne. Mobilisé en 1914, il est fait prisonnier dès la bataille de la Somme et se retrouve à Cassel. Les aléas de la guerre lui font connaître l’Orient.

Après la guerre, Émile Zavie est reconnu comme journaliste et romancier et ses œuvres commencent à être publiées, ce qui ravit ses parents qui vivent maintenant à Die, dans la propriété de l’Homet obtenue par héritage.
Émile y viendra à plusieurs reprises, dont la dernière fois en 1933 pour y enterrer son père.

Lui-même mourra à Paris le 17 mars 1943, au plus fort de l’occupation allemande, au milieu de difficultés de toutes sortes et aura droit à un enterrement rapide, modeste et discret.

Émile Zavie
La propriété de l'Homet

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