Association universitaire d'études drômoises
L'AUED est une association reconnue d'utilité publique qui édite Études drômoises, la revue du patrimoine de la Drôme

Chroniques naturalistes : actualités 2019

par AUED

Chronique naturaliste Études drômoisesLe Muséum s’invite. Ce titre donné à la Chronique XXXIII, parue en septembre 2019, exprime bien l’accès de notre entreprise à un autre « statut ». L’entreprise ? L’aventure naturaliste, certes, mais aussi chacune de ses deux dimensions : le « terrain » qui la porte, cette fameuse « colline aux trois biotopes », et le plaisir littéraire de la présente chronique. Initialement voué à une démarche initiatique humble, une « découverte » moins dédiée à la science qu’à l’apprentissage de notre regard, voilà que, peu à peu, cette lecture au long cours se révèle utile dans la sphère des professionnels de l’histoire naturelle.

En 2003 nous « osions » proposer, pour la première fois, notre parcours collinaire à une université populaire. Cela s’est répété par la suite, en partenariat avec toutes les universités populaires ou inter-âges de la région. Beaucoup d’enfants, également, ont été reçus. Mais, en mai 2019, c’est une personnalité connue du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et de l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE) qui vint passer quatre jours « sur la colline ». Pas par simple curiosité. Il s’agissait d’avaliser la redécouverte de trois espèces emblématiques de l’histoire entomologique, trois espèces d’abeilles maçonnes que l’on ne retrouvait plus autrement qu’à l’état de traces. C’est ce que nous relatons dans la chronique XXXIII. Les pages « Sciences et médecine » du journal Le Monde[1] s’y intéressèrent aussi, relayées par de nombreux médias nationaux et internationaux.

Déjà, en 2015, Alexanor, la revue française de Lépidoptérologie, publiée sous l’égide du MNHN de Paris, nous avait ouvert ses pages pour rendre compte d’une singularité jamais revue depuis …1896 ![2] Cette année à nouveau, Alexanor nous fait l’honneur de nous accueillir, non sans avoir plongé dans ses archives et celles du Muséum : à nouveau, l’objet de notre intérêt commun est une forme de zygène inhabituelle, plus remarquable encore que celle de 2015[3]. N’ayant jamais été nommée bien qu’ayant une histoire dans la littérature entomologique, elle vient de recevoir le qualificatif romanensis, en hommage à la commune de Saint-Roman où elle a été décrite. Ce n’est ni une étoile ni une exo-planète, mais ce petit papillon « toto rubro » constitue tout de même une belle inscription dans l’Histoire naturelle.

D’autres sujets, sur d’autres espèces, sont en préparation dans les deux revues, Alexanor et Insectes. Et cette dernière, revue imprimée accessible en ligne, publie ces jours-ci deux articles sur notre petit conservatoire[4]. Rappelons ici que cet accès aux revues nationales ne nous détournera pas des médias plus proches, indispensables. Etudes drômoises, bien sûr, mais aussi le Journal du Diois et de la Drôme, auxquels nous avons confié au long des années de nombreux « billets », « bilans nature » et « dossiers » sur le loup, le pin noir, la processionnaire du pin, la pyrale du buis… et bien d’autres sujets liés à la préservation de notre patrimoine.

Ph. H.
septembre 2019

[1] Lise Barnéoud, 2019, – L’abeille maçonne des hangars est revenue, Le Monde – Sciences et Médecine, 18 juin.

[2] Philippe Haeringer et Alain Hérès, 2015. – Z. hilaris ab. bicolor Oberthür, 1896, observée dans le Haut-Diois. Alexanor, 27 (1) : 29-33.

[3] Philippe Haeringer, 2019 – Abdomine toto rubro.  Une aberration de Zygaena sarpedon relevée dans le Haut-Diois, Alexanor, 29 (1).

[4] Vincent Albouy, 2019, – Philippe Haeringer, un parcours initiatique dans la nature dioise, Insectes (OPIE), 194 : 23-24 (mise en ligne différée d’un an).
Philippe Haeringer, 2019, – Les abeilles maçonnes de Fabre dans le Haut-Diois, Insectes (OPIE), 194 : 19-22 (mise en ligne différée d’un an).

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